Centrafrique: Charles-Armel DOUBANE a l’origine de l’embargo qui crucifie nos forces de défenses et de sécurité

Publié le19 septembre 2014 » 4827» De...Alain Nzilo »

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Charles-Armel Doubane a l'origine de l'enbargo sur les armes en centrafrique

L’embargo n’a entamé en rien la capacité de cruauté, d’exactions, de nuisance et surtout, l’approvisionnement en armes de l’ex-coalition Séléka. Selon un haut responsable des ex-Séléka, « les armes s’achètent comme des bouts de pain au Darfour. Avec dix (10.000) mille francs, on peut s’offrir cinq (5) armes et munitions… ». Exactement comme les femmes vont acheter des chenilles dans la Lobaye. Il y en a de toutes les bourses et selon les besoins. De plus, les armes et munitions récupérées par l’ex-coalition Séléka après Bozizé, sont en quantité industrielle, telle que la Séléka peut tenir 2000 ans de guerre sans interruption. Combien de munitions sont gaspillées chaque jour par l’ex-coalition Séléka ? Plus de cinq mille (5000) munitions tous les jours. En cas d’affrontement, c’est pire que cela. C’est une manne du ciel que Bozizé a offerte à ses pires ennemis et qui a permis de décimer la population centrafricaine jusqu’aujourd’hui. L’embargo a crucifié les forces de défense et de sécurité du pays, FACA, gendarme, police. Charles-Armel Doubane a plongé le pays au plus profond du gouffre. C’est une gaffe irréparable aux conséquences désastreuses.
Après le carnage de Notre Dame de Fatima, Catherine Samba-Panza a failli perdre son fauteuil suite à un soulèvement populaire, avec des barricades et des échauffourées ayant entrainé des pertes en vies humaines. L’Opération Sangaris, au lieu de désarmer les forces non conventionnelles, Séléka et Anti-balaka, voire les terroristes du Km5, s’est focalisée sur les FACA, la gendarmerie et la police. Personne ne doit porter des armes. Officiers, sous-officiers et hommes du rang ne devait pas détenir des armes. Même les aide de camp des ministres, des magistrats, bref, de toutes les hautes personnalités du pays. Nous avons vu les éléments Sangaris rentrer au Tribunal pour désarmer des éléments FACA, aide de camp des magistrats. Alors que Sangaris laisse faire la Séléka et Anti-balaka, les tueurs du Km5. L’embargo n’a nullement servi de cause du pays. L’embargo a permis à l’Opération Sangaris de diaboliser les FACA, la gendarmerie et la police. Nos forces de défense et de sécurité sont devenues une peste aux yeux de la France par Sangaris interposée. Même le virus Ebola qui terrorise l’Africain, n’a suscité au tant de dédain de la France face aux forces de défense et de sécurité de la RCA. Certains sont pourchassés dans la ville comme des souris, des malfrats. L’Opération Sangaris a humilié, craché, vilipendé les forces de défense et de sécurité. Au regard de ce tableau humiliant, Charles-Armel Doubane peut-il nous dire l’intérêt de cet embargo ?

Les ex-combattants Séléka sont là et bien armés, voire surarmés. La MISCA tremblait comme une feuille morte quand les Séléka se déployaient dans ses environs pour massacrer les populations civiles. C’est à peine que les éléments MISCA se cachaient sous leurs lits. L’embargo de septembre 2013 à septembre 2014, a été une circonstance aggravante de la crise en Centrafrique. L’Opération Sangaris s’est saisie de l’embargo pour paralyser toutes les forces de défense et de sécurité de la RCA. L’Opération Sangaris n’a pu contrôler l’axe qui mène au Darfour, au Tchad, pourvoyeurs d’armes de la sous-région.

Et pourtant, la MINUSCA a bien besoin des forces de défense et de sécurité de la RCA pour mener sa mission sur l’ensemble du territoire national. Ce qui choque, c’est l’attitude de la France vis-à-vis des forces de défense et de sécurité, avec la complicité de Charles-Armel Doubane. Le peuple centrafricain a été surpris par un embargo qui le tombe sur la tête. Quels sont les tenants et les aboutissants de cet embargo, un véritable crime de lèse majesté. Même la présidente de la transition n’a jamais été en mesure d’expliquer aux Centrafricains le bien fondé de cet embargo. Une pure cuisine nébuleuse qui ne sert que les intérêts de la France et non des Centrafricains. Au Mali, c’est l’armée qui a mis les institutions républicaines en difficultés, avant que les Djiadistes ne fassent irruption. Il n’y a pas eu d’embargo. Contre le M23 en RDC, il n’y a pas eu aussi d’embargo. La particularité de l’embargo centrafricain, c’est de toucher exclusivement les forces légales, conventionnelles, l’instrument de souveraineté du pays. En soutenant l’embargo, Armel Doubane a crucifié les FACA, la gendarmerie et la police, un épisode très amer pour les Centrafricains, difficile à oublier.

Julien BELA

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