Centrafrique : quand la tête de Sarandji fait échouer une troisième table ronde des bailleurs de fonds à Bangui

Par Gisèle Blanche Moloma , Journaliste d'enquêtes politiques Publié le 18-11-2018 - Modifié le 18-11-2018
Le Président centrafricain de retour de Bruxelles après la table ronde des bailleurs des fonds sur la Centrafrique

Arrivée triomphale du Président Touadera à l’aéroport de Bangui après la table-ronde de Bruxelles en Belgique en novembre 2016. Credit photo : RJDH

 

 

Centrafrique : quand la tête de Sarandji fait échouer une troisième table ronde des bailleurs de fonds à Bangui

 

 

17 novembre 2016, 17 novembre 2018, voilà aujourd’hui trois ans pile poil que le président Touadera commémore avec son Premier ministre et Secrétaire National Exécutif de son parti, le MCU, Simplice Mathieu Sarandji, les promesses des donateurs internationaux à leur verser plus de 2 milliards d’euros. Une commémoration qui devrait se faire avec ces donateurs à Bangui sous forme d’une troisième table ronde. Mais si elle n’a pas eu lieu comme prévu, c’est la tête de Simplice Mathieu Sarandji comme Premier ministre qui est à l’origine.

 

Si les bailleurs de fonds, au premier rang desquels l’Union européenne et la Banque mondiale s’étaient engagés à contribuer à hauteur de 2,2 milliards d’euros au plan de redressement présenté en 2016 par toute la classe politique centrafricaine sans exception à Bruxelles, en 2017, d’après le président Faustin ArchangeTouadera lui-même, seuls 10% du montant soit environ 138 milliards de francs CFA (210 millions d’euros) ont été versés.

En 2018, d’après nos informations, la caisse du plan de relèvement n’a reçu que 0,2% de hareng de plus. Ce qui fait un total de 10,2%.

Cette situation d’échec a colonisé tous les esprits du président Touadera qui a invité ces bailleurs de revenir à Bangui, s’assoir autour d’une nouvelle table ovale et lui fournir des remèdes à ces difficultés. Une invitation déclinée tout bonnement par ces bailleurs sans le dire ouvertement pour laquelle ils refusent de venir à Bangui parler de ces fonds.

Si l’insécurité et l’incompétence des autorités à formuler des projets sont, entre autres, pointées du doigt en 2017 comme les raisons empêchant les autorités à convertir ces rêves en réalité, d’après nos sources, cette année 2018, c’est le profil de Simplice Mathieu Sarandji comme Premier ministre et les scandales financiers qui engouffrent son gouvernement dans un climat d’impunité totale qui seraient à l’origine.

À cela s’ajoute le refus du président Touadera et de son Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji d’entendre la voix de la raison qui résonnait dans les temps forts des manœuvres déstabilisatrices de Abdoul Karim Meckassoua de son perchoir. Rajoute une source diplomatique à Bangui.

Aujourd’hui, le successeur d’Abdoul Karim Meckassoua, fabriqué par Simplice Mathieu Sarandji ne peut rien faire pour faire partir ce gouvernement, il revient au président Touadera de remettre de l’ordre dans son gouvernement afin d’espérer à avoir la confiance des bailleurs de Bruxelles. Nous a confié un homme politique centrafricain.

Si rien n’est fait pour déguerpir Simplice Mathieu Sarandji de l’immeuble Pétroca d’ici décembre, les promesses de Bruxelles resteront promesses et rêves des humains pour éternité.

 

 

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