Présidentielle au Cameroun : Le conseil constitutionnel enregistre 12 recours

Publié le12 août 2018 » 22327» De... Destin MBALLA. Journaliste rédacteur et correspondant du CNC. »

 

 

Présidentielle au Cameroun : Le conseil constitutionnel enregistre 12 recours

 

 

La plupart des dossiers sont ceux rejetés par le conseil électoral d’Elcam. L’instance a un délai de 10 jours pour se prononcer sur ces contentieux pré-électoraux.

 

Après le rejet de leurs candidatures par l’organe en charge d’organisé l’élection, les candidats recalés ont fait recours devant le conseil constitutionnel pour des contentieux pré-électoraux.

C’est au total 12 recours que le conseil constitutionnel a enregistré. Les motifs de ces recours sont divers selon les candidats.  Dans son recours, le candidat Kum Ane Ihims, du Bilingual Yaounde Political (Biya Party), appel le conseil constitutionnel à déclarer l’inéligibilité du candidat Paul Biya.

Il souhaite que le conseil le considère plutôt comme le candidat éligible. Kum Ane Ihims explique dans qu’il ne saurait avoir deux Biya dans un même scrutin.

Une position que partage également Léopold Steves Ndjoumou de l’Union pour le redressement économique du Cameroun. Pour lui, le conseil électoral d’Elecam a examiné avec beaucoup de légèreté le dossier du président sortant.

Un autre candidat qui appel au rejet de la candidature du président Paul Biya, c’est Bertin Kisob, du Cameroon Party for Social Justice.  Par ailleurs, les deux candidats demande aussi, l’annulation, du décret de convocation du corps électoral pour la présidentielle du 7 octobre 2018 à cause de l’insécurité qui prévaut dans le pays.

Le candidat Vincent Sosthène Fouda du Mouvement camerounais pour la social- démocratie par contre demande la réhabilitation de sa candidature. Il explique que son dossier est complet et rempli les conditions exigées. Rappelons qu’Elecam avait rejeté sa candidature au motif que celle-ci manquait certaine pièce comme le certificat de versement du cautionnement et le certificat de nationalité.Vincent-Sosthène Fouda, candidat du Mouvement camerounais pour la Social-Démocratie demande la validation de sa candidature.

Selon lui, contrairement aux motifs de rejet évoqués par Elecam, notamment l’absence de certificat de versement de cautionnement et celle de certificat de nationalité, son dossier contenait bel et bien ces pièces. Le candidat Olivier Bilé comme Vincent Sosthène Fouda a fait recours pour les mêmes motifs.

Quant-au révérend pasteur Rigobert Gaban Midanha, il demande la réqualification de sa candidature. Il affirme avoir reçu l’appel de l’Eternel pour se présenter à la présidentielle.

Pourtant, l’homme de Dieu ne mentionne même pas dans son recours les motifs qu’Elecam a avancé pour rejet sa candidature. Elecam avait rejeté sa candidature pour non versement de la caution de 30 millions Fcfa.

De plus lui qui est candidat indépendant n’a pas récolté les 300 signatures exigées par le code électoral. D’autres candidats comme Valentin Egono de l’Union camerounaise pour la démocratie et l’innovation prennent le silence d’Elecam comme une validation de leur candidature. Car celui indique n’avoir pas été notifié du rejet de son dossier. Le conseil constitutionnel a dix jours pour se prononcé sur ces contentieux pré-électoraux.

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Par : N. Mballa, CNC.

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