Cameroun : Une loi pour contraindre au remboursement du crédit bancaire

Publié le9 août 2018 » 22256» De...Alain Nzilo »

 

 

Cameroun : Une loi pour contraindre au remboursement du crédit bancaire

 

 

Yaoundé, 10 août 2018 (CNC) –

 

Le conseil national du crédit s’est réuni à Yaoundé le 24 juillet dernier sous la présidence du ministre des finances Louis Paul Motaze, ministre des finances. Les communiqués rendant publics les conclusions de ces assises viennent d’être dévoilés.

L’une des informations phares concerne le projet de loi en gestation portant répression du non remboursement de crédit. Le président du conseil, Louis Paul Motaze a invité les membres à une lecture approfondies du texte afin de s’assurer que toutes les problématiques ont été prises en compte ». Ces derniers avaient un délai de dix jours pour lui transmettre leurs éventuelles observations afin d’achever très rapidement la finalisation dudit texte.

Cette question soulevée au conseil national du crédit vient remettre au goût du jour la thématique du non remboursement de crédit qui a fait couler plusieurs établissements. Elles sont nombreuses les banques qui ont dû faire banqueroutes à cause de cette « indélicatesse des débiteurs ».

En 2014 déjà, las d’attendre les remboursements de personnes physiques mais aussi morales, saisi le contrôle supérieur de l’Etat pour recouvrer ses fonds en souffrance. En 2012, il réclamait près de 53 milliards fcfa à ses débiteurs.

D’après les statistiques du Cnc, le montant des créances brutes en souffrance se chiffre à 328 milliards fcfa au 31 décembre 2013, soit 14% du total des crédits-clientèle non financiers.

L’on se rappelle que des établissements tels que comeci, Fiffa, capcol avaient entre autres comme motifs de banqueroute : le non remboursement des crédits. Quelques actions sont néanmoins déjà entreprises par le gouvernement pour réduire au maximum ce fléau, notamment auprès des établissements de microfinances dont les créances en souffrance au 31 décembre 2017 cumulaient à 106,40 milliards Fcfa soit près de 23% de leur portefeuille de crédits.

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Par : N . Mballa, CNC

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