Centrafrique : Quand Valeriy Zakharov recadre sa rencontre avec les députés sur Khartoum

Par Fred Bruno KROCK , Journaliste et rédacteur Publié le 11-09-2018 - Modifié le 11-09-2018

 

 

Centrafrique : Quand Valeriy Zakharov recadre sa rencontre avec les députés sur Khartoum

 

 

Le 6 septembre 2018 à l’hôtel Ledger Plazza à Bangui, sur l’initiative du Conseiller spécial russe du Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera, une table ronde s’est tenue sur les questions de sécurité, plus particulièrement, la rencontre de Khartoum. Seize (16) Députés de différentes régions du pays ont été face à Zakharov sous la modération de l’ancien Ministre Gaston Makouzangba.

Occasion historique pour les députés d’affronter la Délégation russe en RCA, afin de faire le bilan des négociations de Khartoum et bien plus le contenu de la déclaration qui a été signée par certains leaders de groupes armés centrafricains. Beaucoup de questions étaient adressées à Valeriy Zakharov, le conseiller spécial du Président Touadrea, pour comprendre tous les nœuds de la déclaration. Une des questions les plus pertinentes a été celle de savoir « comment allez-vous garantir le respect des obligations acquises ? » – question soulevée par l’honorable Serge Singha Bengba, Député de Bangassou.

a cette question qui revenait d’ailleurs de beaucoup de Députés conviés, Valeriy Zakharov a répondu ceci : « Le respect des obligations va être garanti à travers le déploiement des Forces armées centrafricaines (FACA) sur le territoire national dans un délai de deux ans ». Si certains médias se sont focalisés sur cet aspect pour indiquer qu’il s’agit d’un “ultimatum fait par Zakharov”, ce n’est guère véritablement l’idée. « Nous avons pu le joindre et il nous a apporté des précisions sur la question », confie une source de la représentation russe en Centrafrique. Et d’expliquer que « dans cette conversation, on a pu découvrir que le Conseiller en matière sécuritaire voulait dire qu’en deux ans, c’est le délai dans lequel, il est envisagé de déployer les FACA dans l’ensemble du pays pour garantir la sécurité de la population et pour surveiller le respect par les groupes armées des accords signés ».
En effet de cette façon, les leaders des groupes armés doivent le plus vite possible se joindre au processus de règlement pacifique de la crise. « Ceux qui ne vont pas adhérer aux initiatives de la paix dans ce délai, notamment ceux qui vont rejeter les accords, devront déjà discuter avec le gouvernement au préalable », confie la même source qui poursuit que « les mercenaires étrangers, dans leur cas, après le processus de désarmement, devront quitter le pays ».

A en croire Zakharov, la déclaration de Khartoum n’est que l’un des premiers pas sur la voix de la paix, mais ce n’est pas une solution définitive.
La rencontre de Khartoum initiée par la Russie à la demande des leaders des groupes armés, a pu permettre aux leaders des groupes armés de se prononcer sur leur volonté de signer un accord international global dans les brefs délais. Cet événement doit aider à tous les acteurs de l’initiative de l’Union africaine de trouver un terrain d’entente entre eux et établir la paix en Centrafrique dans un court délai.

 

Par : Fred Krock, CNC.

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